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Les usages de l’eau

Les actualités du comité
  • Fin de la consultation sur les questions importantes liées à l’eau

    Jusqu’au 02 mai 2019, le public est consulté sur les questions importantes liées à l’eau en Guadeloupe et à Saint-Martin : alimentation en eau potable, assainissement, qualité de l’eau, enjeux écologiques, etc.

    Retrouvez le questionnaire ici

  • Séance plénière du 26 mars 2019

    Une séance plénière du Comité de l’eau et de la biodiversité de Guadeloupe s’est tenue le 26 mars 2019. Les diaporamas présentés sont disponibles en pièces-jointes de cet article :

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    PDF - 2.2 Mo

    Avancement de l’élaboration du schéma régional du patrimoine naturel et de la biodiversité (PDF - 2.2 Mo)


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    PDF - 743.4 ko

    Avancement du plan d’actions prioritaires pour l’eau potable (PDF - 743.4 ko)


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    PDF - 1.2 Mo

    Déclinaison régionale du plan national biodiversité et plan d’actions territorialisé pour la Guadeloupe (PDF - 1.2 Mo)


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    PDF - 1.7 Mo

    État des lieux de l’assainissement et actions de police (PDF - 1.7 Mo)


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    PDF - 265.9 ko

    GEMAPI et mission d’appui technique de bassin (PDF - 265.9 ko)


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    PDF - 47.4 ko

    Point sur la mise en œuvre du plan eau DOM (PDF - 47.4 ko)

  • Arrêté pour la finalisation de la MATB

    L’arrêté portant sur la composition de la MATB de la Guadeloupe, a été signé ce vendredi 25 janvier 2019 par le Préfet.

    Télécharger le document (PDF - 1.7 Mo)

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La conciliation des usages

La disponibilité de la ressource en eau en Guadeloupe connait une répartition spatiale et temporelle bien marquée.
Si la ressource est essentiellement située sur Basse-Terre, les usages, eux, se répartissent sur l’ensemble de la Guadeloupe, avec une part importante pour la Grande-Terre en eau d’irrigation et pour l’agglomération pointoise et le Sud de la Grande Terre en eau potable.
Pour pallier à cette inadéquation naturelle entre les répartitions spatiales et temporelles des besoins et des ressources, des infrastructures importantes de transfert des eaux de la Basse-Terre vers la Grande-Terre ont été construites.

  • Pour le transfert des eaux brutes : deux conduites permettent de transférer vers la Grande-Terre, de façon gravitaire, les eaux captées à la cote 130 dans la rivière de Bras-David et dans la Grande-Rivière-à-Goyaves vers les deux retenues de Grande Terre (Letaye et Gachet). Ces conduites sont interconnectées à plusieurs reprises. Le long du linéaire, les périmètres irrigués du Centre-Grande-Terre sont alimentés, ainsi que les usines de production d’eau potable de Deshauteur et de Miquel.
  • Pour le transfert d’eau potable : Les communes de la Grande-Terre, les Saintes et la Désirade sont principalement alimentées par des prises d’eau en rivière en Basse-Terre. Quatre conduites principales permettent de réaliser ce transfert : Belle-Eau-Cadeau, Vernou, Moustique et celle du SIEPA.

Les volumes annuels prélevés pour la production d’eau potable sont évalués à environ 62 millions de m³ tandis que ceux prélevés pour l’irrigation sont de l’ordre de 15 millions de m³.
La demande en eau potable et en eau d’irrigation s’accroît fortement avec le développement socio-économique de l’archipel. De plus, cette demande est plus forte pendant le Carême lorsque la ressource mobilisable diminue. Pendant le Carême, on observe ainsi de façon chronique une inadéquation entre les ressources et les besoins en eau : des communes des Grands-Fonds et du Nord de Grande Terre ont connu ces dernières années des coupures d’eau en Carême et les volumes disponibles pour l’irrigation en Grande-Terre sont insuffisants et des tours d’eau organisés presque chaque années.

Ce déficit chronique d’alimentation en eau important en période de Carême peut notamment s’expliquer par :

  • L’essentiel de la ressource utilisée pour l’eau potable est prélevé en rivière. Or, d’une façon générale, les eaux de surface ont des caractéristiques qui varient rapidement lors des épisodes pluvieux. Elles sont de plus peu protégées du risque de pollution
  • Un mauvais rendement des réseaux d’adduction et de distribution relativement vétustes (seulement 50% de l’eau potabilisée arrive au robinet des usagers)
  • Des difficultés de stockage de la ressource du fait de sa disparité dans l’espace et le temps : les volumes de stockage actuels ne permettent pas une autonomie
  • Une interconnexion insuffisante des réseaux : le niveau de maillage des réseaux est relativement faible
  • Une irrigation encore mal gérée (pertes…)
  • L’absence de structure ou de règle d’affectation de la ressource lorsque celle-ci est insuffisante

D’autres usages se greffent à ces deux premiers :

  • L’industrie : les prélèvements en eau sont effectués principalement au bénéfice de la production électrique, des industries agricoles (sucreries, distilleries) et des carrières. Le volume annuel consommé s’élè ;ve à environ 3 millions de m³.
  • L’hydroélectricité : 5 centrales hydroélectriques sont implantées sur les cours d’eau de Basse-Terre. Ces installations dérivent pour la production d’électricité une partie du débit des cours d’eau sur lesquelles elles sont implantées. Les volumes ainsi déviés atteignent approximativement 40 millions de m³ par an.